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THÉRAPEUTE EN RELATION D'AIDE PAR L'ANDC

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Articles professionnels

L’importance de la reconnaissance dans la valorisation de l’individu

30 mai 2019

Le TRA, thérapeute en relation d’aidemd formé avec l’approche non directive créatrice de Colette Portelance, développe des qualités essentielles afin d’aider la personne à trouver son mieux-être. Mon deuxième article portait sur l’importance de l’écoute dans l’accompagnement thérapeutique. Dans cet article-ci, j’aborde l’importance pour le thérapeute de développer sa capacité à amener la personne à reconnaître qui elle est, afin qu’elle arrive à découvrir sa valeur.


Le mot reconnaissance vient du verbe reconnaître, qui tire son origine du mot connaître. L’individu arrive à se valoriser par la connaissance de lui-même. Ceci dit, pour y arriver, Colette Portelance explique ce qui suit au sujet de la personne portant une blessure de dévalorisation :


« L’être humain qui a été dévalorisé toute sa vie aura du mal à trouver en lui-même la source de sa propre valorisation. L’homme a besoin d’abord d’être reconnu pour se reconnaître. »1


Si, comme elle l’affirme, tout être humain a un besoin fondamental d’être reconnu pour qui il est, c’est encore plus important chez les personnes portant une blessure de dévalorisation. Le manque ou l’absence de reconnaissance de la part de leur éducateur, les jugements et les critiques reçus, ainsi que leur propre jugement dévalorisant à leur endroit, peuvent maintenir ces personnes dans une roue incessante de dévalorisation.


Selon mon expérience professionnelle, il est d’une importance capitale pour le TRAmd de développer sa capacité à amener la personne à se reconnaître elle-même. Le TRAmd doit reconnaître la personne aidée dans ses forces et ses ressources au fur et à mesure qu’elle se dévoile, qu’elle se dépasse, qu’elle sort de sa zone de confort ou qu’elle accomplit avec succès une tâche ou un projet. Durant son processus thérapeutique, la personne qui a une blessure de dévalorisation a besoin de l’aide du TRAmd pour voir ses ressources intérieures et extérieures. Plus le thérapeute la voit dans sa réalité et la lui reflète, plus elle arrive à la longue à se construire une image d’elle-même lui permettant de développer son propre sens d’évaluation interne.


Dans l’approche non directive créatrice, inspirée de Carl Rogers, nous croyons que chaque individu possède les ressources nécessaires à son évolution, à la création et au développement de son plein potentiel. La personne aidée nous fournit de l’information sur ses forces et ses ressources. Il nous revient de jouer le rôle d’autorité bienveillante et de la mettre en valeur.


À ce sujet, j’aimerais vous proposer un exemple tiré de ma pratique professionnelle.


Je travaille avec une cliente que j’appellerai Sophie. Sophie a tendance à se juger et a de la difficulté à se reconnaître à sa juste valeur. Son auto-dévalorisation est en contradiction complète avec les belles qualités que j’observe chez elle lorsqu’elle me parle de son travail, de ses réussites et des défis qu’elle relève avec succès.


Malheureuse dans son environnement de travail faute de reconnaissance, malgré les efforts pour corriger la situation auprès de son employeur, elle a décidé qu’il était temps de chercher un nouvel emploi.


Durant l’une de nos rencontres, Sophie a exprimé à quel point elle se sentait nerveuse à l’idée de passer une entrevue pour obtenir un emploi qu’elle convoite depuis un moment. En pleurant, elle m’a dit qu’elle se sentait incapable de réussir l’entrevue du lendemain, qu’elle manquait de confiance en elle et ne saurait jamais quoi dire. À ce moment-là, je me suis penchée vers elle, je l’ai regardée droit dans les yeux et je lui ai dit en insistant sur tout ce que je savais d’elle « Moi, j’ai confiance en toi! Tu as toutes les qualités recherchées par un bon employeur; tu es travaillante, honnête, transparente, tu aimes travailler en équipe, tu te soucies des autres et tu es toujours prête à rendre service, tu es compétente dans ce que tu fais, tu es digne de confiance, tu es intelligente et tu as une grande capacité au travail. » Malgré sa difficulté à reconnaître ses qualités, Sophie s’est néanmoins sentie touchée par ma reconnaissance. En soupirant, elle m’a alors dit : « Je ne serais jamais capable de m’exprimer comme ça, comme tu viens de le faire. » Après un court moment de silence, son visage s’est illuminé et elle a poursuivi en disant : « Je pourrais écrire ce soir et me pratiquer à m’exprimer. » Sa solution m’a fait sourire et je lui ai répondu : « Je trouve frappant de voir que tu trouves tes propres moyens pour arriver à atteindre tes objectifs, lorsque tu prends le temps de t’arrêter. »


En reflétant à Sophie sa réalité en tant que travailleuse, mon intervention a eu pour effet de l’amener à récupérer une vision d’elle-même dans ses forces et ses qualités, et de l’habiliter à trouver des solutions pour mieux se présenter à son entrevue.


Maintenant, je vous invite à porter votre regard sur vous-même. Êtes-vous capable de vous reconnaître, de vous mettre en valeur? Dans l’affirmative, y-a-t-il une personne importante dans votre vie qui vous a donné le sentiment d’être vue et reconnue pour qui vous êtes? Que ce soit un parent, un professeur, un ami de la famille, vous avez certainement reçu de la reconnaissance au cours de votre vie. Fondamental et légitime, le besoin de reconnaissance mérite que l’on en prenne soin au cours de notre vie, et cette attention s’inscrit dans un processus qui n’est pas toujours facile. Chacun a besoin de reconnaissance à plusieurs reprises avant d’arriver à la reconnaissance de soi. En tant qu’autorité, parent, éducateur, intervenant ou patron, êtes-vous soucieux de répondre au besoin de reconnaissance de vos enfants, clients ou employés? Pour ma part, comme TRA, thérapeute en relation d’aidemd, j’ai la capacité de saisir les enjeux et les difficultés liés au besoin de reconnaissance. Je suis également en mesure de vous accompagner vers le développement de votre plein potentiel créateur et vers votre réalisation.


Mon prochain article portera sur une autre qualité importante que le TRAmd, thérapeute en relation d’aide doit à mon sens développer. Il s’agit de la foi dans le potentiel créateur de la personne aidée. Enfin, je vous laisse sur une citation de Jean de La Bruyère, penseur du XVIIe siècle :


« Il n’y a guère au monde plus bel excès que celui de la reconnaissance. »


1- PORTELANCE, Colette, Relation d’aide et amour de soi, Éditions du CRAM, page 148.


Par Isabelle Côté, TRAmd

Thérapeute en relation d’aide par l’ANDC

Thérapie pour enfant, adolescent, adulte, couple; régulation

Coaching de gestion, coaching parental, formation

www.isabellecote.com

L’écoute; une qualité de grande valeur 

12 mai 2019

Dans mon premier article, intitulé L’approche non directive créatrice (l’ANDC) et l’amour de soi, j’ai abordé l’importance de l’amour et de l’accueil dans le rôle du TRAmd, Thérapeute en Relation d’Aide formé selon l’approche non directive créatrice de Colette Portelance. Cet article est le deuxième d’une série que je rédige à partir du travail de recherche que je fais dans le cadre de mes études supérieures avancées. Le sujet de ma recherche est La quête de sa valeur. Pendant trois ans, j’ai observé mes clients et fait des recherches en lien avec la valorisation de l’individu.


Comme TRAmd, Thérapeute en relation d’aide formée au Centre de relation d’aide Montréal, j’ai développé des qualités bien spécifiques afin de venir en aide aux personnes portant des blessures de dévalorisation. Le présent article porte sur la qualité d’écoute du thérapeute pour aider l’individu à trouver sa valeur. La qualité d’écoute de soi et d’écoute de l’autre dans la relation d’aide est une qualité essentielle. L’écoute joue le rôle de point d’ancrage vers la prise en charge des besoins fondamentaux de la personne.


Regardons d’abord ce que dit Carl Rogers, psychologue humaniste américain, fondateur de la psychothérapie non directive au sujet de l’écoute :


« Il n’y a pas d’écoute véritable sans empathie et congruence »1


À ce sujet, voyons maintenant ce que dit Colette Portelance, auteure de l’approche non directive créatrice au sujet de l’écoute thérapeutique :


« En relation d’aide (…), l’écoute avec acceptation suppose de l’aidant qu’il ait acquis les qualités de congruence et d’empathie si chères à Carl Rogers… La congruence est la capacité d’écouter ce qu’on ressent et de l’exprimer comme on le sent, et la capacité de s’accepter et de se montrer comme on est… Pour être empathique, il faut se connaître et s’écouter suffisamment pour ne pas projeter sur l’autre ce qui nous appartient. Le thérapeute empathique est en mesure d’écouter « l’autre » dans ce qu’il est, dans ce qu’il vit et dans ce qu’il fait, et de l’accepter dans sa différence. C’est cette capacité à reconnaître l’autre dans ce qu’il est vraiment qui favorise l’éclosion de la véritable personne. »1


En ce qui concerne l’écoute et les personnes souffrant de dévalorisation, elle dit :


« Je n’insisterai jamais assez sur l’importance de l’écoute pour aider les personnes intérieurement démolies par la dévalorisation et l’absence de valorisation. Quand elles se sentent écoutées, ces personnes éprouvent le sentiment profond d’être importantes pour l’autre, d’être reconnues et d’être comprises, et elles ont surtout le sentiment d’exister. »2


Je vous propose un exemple pour mieux illustrer l’impact de l’écoute en thérapie.


Je travaille avec un client que j’appellerai Henri. Henri éprouve beaucoup de difficulté à exister en relation avec son amie de cœur et se sent souvent inadéquat. Étant donné que nous travaillons ensemble depuis un moment, il se sent de plus en plus en confiance et libre de se montrer sous son vrai jour avec moi durant nos séances de thérapie. Durant une séance, il exprimait à quel point il trouvait difficile d’entendre son amie de cœur lui parler d’une relation passée avec un autre homme. Juste en m’en parlant, il vivait beaucoup de colère, sous forme de fantasmes de violence et de vengeance. Vraiment touchée de le voir réagir aussi intensément, je lui ai dit : « L’intensité de ce que tu vis en ce moment me touche beaucoup ». Parce qu’il recevait de l’acceptation et du non-jugement dans sa colère, il a pu se donner le droit de ressentir de la haine. L’absence de jugement et l’empathie que je vivais pour Henri, en présence de son intensité, m’ont permis de simplement rester à l’écoute et de lui donner l’espace nécessaire pour exister, ce qui lui a permis de toucher à la souffrance qu’il exprimait en pleurant « J’ai peur de n’être rien, de ne pas être important pour elle. » Saisissant l’importance de ce qu’il venait de dire, j’ai tout simplement reformulé : « Tu as peur. » Grâce à cette intervention, il s’est senti entendu et validé. Il a ainsi réussi à accepter et reconnaître la peur qu’il vivait et à la laisser s’exprimer. Se montrer vulnérable n’était pas chose habituelle pour lui, mais en présence de quelqu’un qui accueille sa colère et sa peur, il a pu sur le moment se sentir exister vraiment pour quelqu’un, c’est-à-dire moi-même.


La prise de conscience qu’il a faite et l’acceptation de son vécu lui ont permis d’être désormais plus sensible à son histoire personnelle. Sa rage, sa haine et ses fantasmes de violence ont fait place à de la sensibilité envers sa blessure de dévalorisation. Il a ainsi fait un premier pas vers un changement majeur dans sa façon de se voir et d’exister en relation avec son amie de cœur et sa vulnérabilité. Il va de soi qu’il lui a fallu beaucoup de temps et d’acceptation de lui-même pour y arriver. Je l’ai vu s’épanouir dans sa différence et ses relations, ce qui confirme l’importance de cette écoute thérapeutique.


Cet exemple illustre à quel point la qualité d’écoute joue un rôle important pour aider la personne souffrant de dévalorisation à voir une image plus juste de sa valeur. Maintenant, je vous invite à regarder à l’intérieur de vous, chers lecteurs. Y a-t-il un espace plus difficile à accueillir dans votre vie? Que ce soit avec un collègue, un parent, un ami, une situation particulière, avez-vous de la difficulté à entendre le message de votre corps ou de votre cœur qui vous fait vivre un conflit? Si vous vivez ce genre de situation, sachez qu’un TRAmd, Thérapeute en Relation d’Aide est un spécialiste de la relation dûment formé pour vous écouter. Je suis à votre disposition pour vous écouter dans vos difficultés et vous amener à vivre plus de bonheur, d’harmonie et de paix, si c’est ce que vous souhaitez. Dans mon prochain article, j’aborderai une autre qualité essentielle de tout thérapeute qui souhaite travailler avec des personnes ayant subi une dévalorisation, pour les aider à reconnaître leurs forces et leurs ressources.


1- PORTELANCE, Colette, Relation d’aide et amour de soi, Éditions du CRAM, page 143.

2- PORTELANCE, Colette, L’acceptation et le lâcher-prise, Éditions du CRAM, page 168.


Par Isabelle Côté, TRAmd par l’ANDC

TRAmd, Thérapeute en Relation d’Aide par l’ANDC

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L'approche non directive créatrice et l'amour de soi

12 avril 2019

L’approche non directive créatrice (ANDCMD) a été fondée par Colette Portelance. Spécialiste de la communication et des relations humaines, madame Portelance est thérapeute et formatrice, pédagogue chevronnée et conférencière internationale. Elle est également l’auteure de nombreux ouvrages1 dans le domaine de la psychologie et de l’éducation. Elle a créé une approche reconnue dans le domaine de la relation d’aide, approche qu'elle présente dans son ouvrage de Relation d’aide et amour soi publié aux Éditions du CRAM Inc. Dans cet article, nous allons voir en quoi consiste cette approche et ce qu’elle apporte aux gens qui l’utilisent.


Tout d’abord, voyons ce que Colette Portelance dit de son approche : « L’ANDC est une approche relationnelle de nature affective qui favorise le développement de la créativité par le respect du fonctionnement physiologique et psychologique global de l’être humain et par le respect du rythme de progression des étapes de son évolution, de ses processus de changement et de son autocréation. » 2


Le but premier de sa démarche auprès des gens est de favoriser l’harmonisation de toutes leurs dimensions et leur autonomie, de les aider à reprendre le pouvoir sur leur vie, de leur apprendre à communiquer authentiquement, et de les amener à trouver le chemin de l’amour de soi et de la liberté intérieure en présence de l’autre.


C’est cette expérience saine de la relation qui permet à l’aidé de prendre un nouveau chemin vers plus de satisfaction. L’approche non directive créatrice est globale en ce sens qu’elle respecte le rythme de croissance de chacun et prend en considération les quatre dimensions de l’être humain, c’est‑à‑dire le rationnel, l’émotionnel, le corps et la spiritualité. Cette approche est non directive, car Colette Portelance croit que les réponses et les solutions à notre bien-être se trouvent à l’intérieur de nous. Maintenant, parlons de la non-directivité.


On ne peut pas parler de non-directivité sans parler de Carl Rogers. Psychologue humaniste américain, il est le fondateur de la psychothérapie non –directive, approche centrée sur le client et reposant sur la certitude que ce dernier possède le potentiel de se réaliser et la solution à ses propres problèmes. Madame Portelance s’est inspirée d la non-directivité de l’approche rogérienne et y a ajouté des éléments de directivité pour créer la dialectique directivité/non-directivité.


Approche humaniste, l’écoute du monde émotif du thérapeute revêt une grande importance, non seulement pour éviter de mélanger son vécu avec celui de son client, mais également pour éviter de se défendre en rejetant ce dernier. C’est uniquement lorsque le thérapeute entre dans un état d’amour réel de soi et de l’autre qu’il peut inspirer les aidés vers la transformation et le changement, d’où l’importance de prendre en charge sa responsabilité et son vécu.


Au sujet de la pratique de la relation d’aide, Mme Portelance dit : « Je suis maintenant convaincue que faire de la relation d’aide, c’est s’aimer assez, aimer assez l’être humain et aimer suffisamment ce qu’on fait pour que chaque personne avec qui on travaille se sente tellement importante à nos yeux qu’elle apprenne à reconnaître sa valeur, à manifester sa différence et à exploiter son potentiel créateur. »3


Cette influence est incontournable. Elle a une portée déterminante sur le plan de l’équilibre psychique. C’est au travers du travail sur lui-même, en prenant l’entière responsabilité de ce qu’il vit et par l’acceptation et l’amour profond de ce qu’il est, que l’aidant est non directif et a une attitude d’amour véritable pour son aidé.


L’amour a un effet propulseur dans la relation d’aide. L’amour de la vie est directement proportionnel à l’amour de soi. L’amour est en soi la capacité d’agir dans le sens de la satisfaction de ses besoins fondamentaux.


Selon moi, le plus important principe de la relation d’aide par l’ANDC, est le respect des besoins fondamentaux. Les besoins affectifs d’un être humain doivent être satisfaits dans l’optique d’un fonctionnement normal, équilibré, harmonieux et satisfaisant, tant au niveau psychologique qu’au niveau physique. Colette Portelance s’est aussi inspirée de la théorie des besoins de la Gestalt-thérapie dans la création de l’approche non directive créatrice. Voici les principaux besoins qu’elle identifie : le besoin d’amour, de sécurité, d’écoute, de reconnaissance, d’affirmation, de liberté et de créativité. La satisfaction des besoins fondamentaux est vitale, car elle est libératrice d’énergie créatrice et propulsive. Génératrice de plaisirs et de joie, elle maintient l’équilibre du fonctionnement hollistique. En tant que thérapeute, pour que le client en arrive à se créer, à être libre et autonome, il est primordial que j’arrive à l’aimer. D’ailleurs, sans cet amour reçu de la part de mes enseignants durant ma formation professionnelle à la relation d’aide par l’ANDC, je n’en serais pas où j’en suis. Aujourd’hui, je suis en mesure de transmettre l’amour et l’acceptation à mes clients. C’est par l’acceptation de ce qu’ils sont et de ce qu’ils vivent que mes clients connaîtront une libération.


Bien qu’il ne soit pas facile d’illustrer une situation aussi abstraite que l’amour et l’acceptation dans une relation, je vais tenter de relever ce défi!


J’ai une cliente que je nommerai Sylvie. Sylvie est venue me rencontrer à la suite d’une situation conflictuelle dans son couple, déclenchée par la réaction de son conjoint vis-à-vis une relation qu’elle entretient avec un de ses collègues de travail. Elle me disait : « Je cherche à comprendre ce que je vis dans ma relation à mon collègue et ce qui me pousse à entretenir cette relation. » Heurtée par les jugements et les questions de son conjoint à ce sujet, Sylvie rationalisait, se justifiait, imaginait des scénarios la rendant fautive, et se sentait même coupable d’entretenir une relation avec un autre homme que son mari. En l’écoutant, j’ai été touchée par le manque de confiance et le doute qui la faisaient tant souffrir.


Les larmes aux yeux et avec une grande empathie, j’ai dit à Sylvie : « Ce qui me touche le plus lorsque je t’écoute, c’est le manque de confiance en toi et le doute de toi-même que tu portes en ce moment devant la réaction de ton mari. » Se sentant acceptée et aimée, ma cliente a pu toucher à la peine, à la culpabilité et à l’impuissance qu’elle vit lorsque son mari la juge et lui prête des intentions. Parce qu’elle me l’avait affirmé, je savais qu’elle n’avait pas trahi son mari. Je voyais clairement que les sentiments que Sylvie éprouvait pour son collègue étaient de l’amitié bâtie sur une relation de longue date. Elle avait besoin que l’on croie en sa vérité! Néanmoins, plusieurs obstacles intérieurs l’empêchaient de répondre à ce besoin, dont le manque de confiance en elle. Comme thérapeute, j’ai reformulé les mots qu’elle me disait : « Ta vérité c’est que ton collègue de travail est un ami de longue date. » Ce réconfort l’a propulsée à entrer en relation avec son mari et à oser dépasser la peur de sa réaction et la peur de le perdre. Elle a même osé lui poser des limites concernant ses questions et interrogations. Il lui a ainsi été possible d’affirmer ses besoins, celui que son mari la croie et celui d’être respectée dans ses limites. Comment ne pas aimer cette femme? Malgré ses peurs et son manque de confiance, elle a su s’aimer et se respecter dans sa relation avec son conjoint, son collègue et même avec moi.


Comme nous venons de le voir, l’approche non directive créatrice de Colette Portelance est une approche du cœur en ce sens qu’elle fait de l’amour sa priorité. L’amour de soi d’abord, ensuite l’amour de l’autre dans sa globalité. Un travail exigeant qui n’a rien de facile. Un travail auquel je crois et dont je suis convaincue des bienfaits dans la durée. Oser rencontrer un TRA, Thérapeute en Relation d’AideMD par l’ANDCMD c’est s’offrir un cadeau pour aller au cœur de soi avec acceptation et amour. Voilà ce que je vous souhaite, chers lecteurs et lectrices. Je vous accueillerai avec plaisir à mes bureaux de Laval et de Montréal, ou par Skype.


1. Plus de 250 000 exemplaires vendus au Québec, en France, en Belgique et en Suisse.

2. PORTELANCE, Colette, Relation d’aide et amour de soi, Éditions du CRAM, page 22.

3. PORTELANCE, Colette, Relation d’aide et amour de soi, Éditions du CRAM, page 531.


Par Isabelle Côté TRAmd par l’ANDC

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